G. E. Froideval

Publié le 12 novembre 2023 à 18:40

VOULIEZ-VOUS DEVENIR ÉCRIVAINE QUAND VOUS ÉTIEZ PETITE ? À QUEL ÂGE AVEZ-VOUS COMMENCÉ À ÉCRIRE ?

Petite, je ne voulais pas devenir écrivain… Mais vétérinaire, puis infirmière…. Même si j’ai commencé très tôt à écrire. Vers 8 ans, je crois, j’ai commencé à écrire une histoire, que je n’ai jamais terminé. Puis vers l’adolescence, j’ai composé plusieurs poésies. J’ai ensuite rédigé plusieurs fan fictions ( sur les séries NCIS, Esprits Criminels notamment ) quand j’avais une vingtaine d’années. Ce n’est qu’à partir de mes trente ans que je me suis lancée dans l’écriture d’un roman.


ET QU’EST-CE QUI VOUS A DONNÉ ENVIE D’ÉCRIRE ?

L’envie de m’exprimer. L’envie de raconter des histoires à ma façon, de vouloir changer ce qui ne me plaisait pas dans les histoires, films, séries que je lisais ou regardais.


Y’A-T-IL DES MANUSCRITS QUI N’ONT PAS ÉTÉ PUBLIÉS ? POUR QUELLE RAISON ?

Oh, oui, plein ! La plupart parce qu’ils ne sont pas terminés, retravaillés ou parce qu’ils sont en espagnol, ma langue maternelle.


POUR VOUS L’ÉCRITURE, C’EST PLUTÔT UN MÉTIER OU UNE PASSION ?

C’est un métier si on arrive à en vivre ou si on veut en faire son métier (avec le sacrifice qui va avec). Pour l’instant, pour moi, ce n’est qu’une passion. Bien évidemment, mon rêve serait que ce soit mon métier, mais je ne suis pas sûre de vouloir faire le sacrifice financier pour l’instant.


AVEZ-VOUS D'AUTRES PASSIONS QUE L'ÉCRITURE ?

La musique, le dessin. J’aime toujours dessiner, créer des petits personnages et faire des micro BD drôles sans aucune ambition, plutôt pour moi et mes proches. La musique me passionne, mais je préfère l’écouter que de la faire. Je me suis mise récemment au violon et au piano.


QUELS SONT POUR VOUS LES BONS CÔTÉS ? ET LES MAUVAIS ?

Les bons, c’est de faire ce qu’on a envie de faire, quand on aime écrire.

Les mauvais ? Je pense que nombreux auteurs doivent écrire sur commande ou en suivant un cahier de charges pour répondre à une demande. Je serais incapable, je ne peux pas écrire dans ces conditions-là. J’aime la liberté.


AVEZ-VOUS DES HABITUDES D’ÉCRITURE ? QUELLES SONT-ELLES (LIEU, MOMENT DE LA JOURNÉE, EN MUSIQUE) ?

La nuit, très tard. Vers 23 heures, quand il y a du calme à la maison. J’écris sur la table à manger, toujours en musique. Du classique généralement, parfois j’essaye d’autres playlists selon mes inspirations.


AVEZ-VOUS UN PROCESS D’ÉCRITURE ? QUEL EST-IL ?

Déjà il faut avoir une idée qui tient la route. Je la décortique et la presse au maximum pour en tirer du jus, un jus qui me permettra de tisser toute l’intrigue derrière (et les sous-intrigues). Quand j’ai un bordel monstrueux et ingérable dans ma tête, je me dis qu’il serait temps de construire un plan. Parfois les recherches viennent s’y mêler, car elles m’aident à construire l’histoire. Mais même avec un plan et des recherches, je suis incapable de suivre une méthode à la lettre.


OÙ TROUVEZ-VOUS VOTRE INSPIRATION ? AVEZ-VOUS DES MOMENTS OU L’INSPIRATION NE VIENT PAS ?

Parfois l’inspiration vient d’une musique, une peinture, un film, un livre, une balade. Ça peut être l’idée d’un roman, ou le peaufinage des idées, le déblocage.


VOS HISTOIRES SONT-ELLES TIRÉES DE FAITS RÉELS, D’ANECDOTES PERSONNELLES ?

Non, mais il y a une touche du réel. Un fait divers peut inspirer une idée de départ, les anecdotes personnelles permettent d’étoffer les personnages et les situations.


Y’A-T-IL UN LIVRE QUI A ÉTÉ PLUS DIFFICILE À ÉCRIRE ? ET UN PLUS SIMPLE ?

Je n’ai qu’un seul au compteur ! Le violoniste – Coup d’archet. Donc je dirais que c’était le plus difficile à écrire puisque c’est une histoire que j’avais commencée il y a plus de 20 ans ! Et que pendant plusieurs années je ne croyais pas pouvoir la finir. C’était difficile pour la complexité de l’histoire, ça aurait pu donner 3 romans différents, si je l’avais voulu. Mais je ne l’ai pas voulu ! Pour moi le tout fait partie d’une seule histoire. D’autre part, écrire en langue française a été un gros challenge. Puis, toutes les difficultés inhérentes à l’écriture pour tout nouvel auteur. Je n’ai pas de belle plume (j’aimerais en avoir une!), mais j’ai des idées. Donc, il me faut travailler pour avoir une plume potable.


AVEZ-VOUS UNE PRÉFÉRENCE POUR L’UN DE VOS ROMANS ? POURQUOI ?

Pour l’instant je n’ai qu’un seul au compteur et il reste mon « précieux » (**voix de Gollum**). Il est important pour moi, car il m’a accompagnée pendant plus de 20 ans. Il faisait partie de moi, même si l’histoire parle d’un anti-héros détestable, je m’y suis énormément attachée. Bref, c’était une aventure d’une vie. Je pense que pour mes futurs romans, ils seront moins à cœur. Dans ma tête, je me dis que je ne serai peut-être pas capable de faire mieux.


AVEZ-VOUS DÉJÀ PENSÉ À ARRÊTER L’ÉCRITURE ? SI OUI, POURQUOI ?

Je n’arrêterai jamais, écrire c’est vivre ! On peut arrêter de publier, mais rien ne m’empêchera d’écrire. À part, bien sûr, un problème physique. J’écris beaucoup, même si c’est pour moi.


AVEZ-VOUS UN OU DES NOUVEAU(X) PROJET(S) EN COURS ? UNE IDÉE DE LA DATE DE SORTIE ?

J’ai plusieurs projets en cours, mais tous en stand-by. Certains avancent à compte-gouttes. J’ai une activité professionnelle, une famille, mais c’est le confinement qui m’a vraiment stoppée. Depuis la crise du Covid, j’ai du mal à m’y mettre. En tout cas, rien ne presse et je suis confiante pour la suite.



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Je vous remercie pour cette tribune !


BIBLIOGRAPHIE

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